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Le Rwanda et la Belgique rétablissent leurs relations diplomatiques

Le Rwanda et le Royaume de Belgique ont décidé de rétablir leurs relations diplomatiques, après une période de fortes tensions entre les deux pays. Ils ont également convenu de rouvrir prochainement leurs ambassades respectives à Kigali et à Bruxelles.

Cette décision a été annoncée le 22 septembre 2026 dans une déclaration conjointe signée par le ministre rwandais des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, Olivier J.P. Nduhungirehe, et le vice-Premier ministre et ministre belge des Affaires étrangères, des Affaires européennes et de la Coopération internationale, Maxime Prévot.

Les deux pays indiquent que cette décision a été prise conformément à l’article 2 de la Convention de Vienne sur les relations diplomatiques, qui encadre l’établissement des relations diplomatiques entre États.

                         Les deux ambassades vont rouvrir

Selon la déclaration conjointe, les ambassades du Rwanda en Belgique et de la Belgique au Rwanda seront rouvertes prochainement.

Dans un premier temps, chacune des représentations diplomatiques sera dirigée par un chargé d’affaires ad interim, accompagné d’un diplomate ou d’un responsable consulaire ainsi que d’une petite équipe de personnel technique.

Cette phase transitoire sera suivie par la nomination d’ambassadeurs, conformément aux procédures diplomatiques en vigueur.

L’ambassadeur du Rwanda en Belgique sera également accrédité auprès de l’Union européenne.

Une rupture diplomatique en mars 2025

Le rétablissement des relations intervient environ un an et demi après la rupture diplomatique entre Kigali et Bruxelles.

En mars 2025, le Rwanda avait annoncé la rupture de ses relations diplomatiques avec la Belgique et demandé aux diplomates belges de quitter le territoire rwandais dans un délai de 48 heures.

À l’époque, le gouvernement rwandais avait accusé la Belgique d’avoir adopté une position qu’il jugeait hostile au Rwanda dans le contexte des tensions sécuritaires dans la région des Grands Lacs, notamment autour de la situation dans l’est de la République démocratique du Congo.

Kigali reprochait notamment à Bruxelles de prendre parti dans les tensions régionales et de soutenir des mesures que le gouvernement rwandais considérait comme préjudiciables à ses intérêts.

Ces accusations relevaient alors de la position officielle du gouvernement rwandais et doivent être distinguées des positions défendues par la Belgique dans ce dossier.

Des discussions pour sortir de la crise

Le rétablissement des relations diplomatiques intervient après plusieurs contacts et échanges entre les responsables des deux pays.

Dans leur nouvelle déclaration, Kigali et Bruxelles indiquent leur volonté de poursuivre un dialogue ouvert, franc et transparent afin de traiter les questions sur lesquelles leurs positions peuvent diverger.

Les deux parties affirment également vouloir construire leurs relations sur des principes tels que le respect mutuel, la non-ingérence dans les affaires intérieures et la coopération constructive.

La déclaration conjointe souligne par ailleurs le rôle joué par le Qatar dans la facilitation des premiers échanges entre les deux ministres des Affaires étrangères, notamment lors de leur rencontre à Doha en juin 2025.

Une nouvelle étape dans les relations bilatérales

Le rétablissement des relations diplomatiques ne signifie pas nécessairement que toutes les divergences entre Kigali et Bruxelles ont disparu. Il marque plutôt la volonté des deux gouvernements de disposer à nouveau d’un cadre diplomatique permettant de discuter directement de leurs désaccords et de leurs intérêts communs.

La réouverture des ambassades devrait également faciliter la reprise des services consulaires et renforcer les échanges entre les deux pays dans différents domaines, notamment la coopération, les relations économiques et les contacts entre leurs populations.

Après une période de tensions ayant fortement affecté leurs relations diplomatiques, Kigali et Bruxelles disposent désormais d’un nouveau cadre pour reprendre le dialogue et tenter de reconstruire progressivement leur coopération bilatérale.